L’Association pour le développement et la promotion des droits de l’homme (ADPDH) a organisé, vendredi 11 septembre 2026, à Djigeuni (Hodh Charghi) un atelier de formation et de renforcement de capacités des relais , leaders communautaires et religieux dans le domaine des droits de la femme ( CVAW-WHRDs).
Cet atelier est organisé avec l’appui de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas basée à Dakar ( Sénégal).
La cérémonie d’ouverture de cet atelier s’est déroulée en présence des représentants des autorités administratives, communales respectivement le secrétaire général de la Moughataa, de la commune et l’adjointe au maire et Abdallahi Ould Houssein coordinateur de l’ONG ADPDH au Gorgol et Chef de mission . Des notables et des acteurs religieux étaient également présents.
A cette occasion, M. Abdallahi Ould Houssein coordinateur de l’ONG ADPDH au Gorgol et Chef de mission a dans son discours remercié les autorités locales pour leur participation au lancement de cette formation qui vise au renforcement des capacités des participants dans la prévention des violences faites aux femmes et aux filles.
Il a exhorté les participants à accorder une importance particulière aux contenus de la formation. Au nom de la présidente de l’ADPDH, il a félicité le partenaire pour le financement de ce projet qui vise à améliorer les capacités des bénéficiaires dudit projet en matière de formation.
Il a souligné que la formation est un capital dans la vie de la personne, elle lui permet de connaitre ses droits et ses devoirs.
Pour sa part, Mme Zahra Khatar, point focal à Djigueni, a témoigné de l’importance de ce projet qui selon elle contribue à la formation de la femme et de la fille en matière des droits humains. Elle a souligné que la personne en général doit connaitre ses droits pour accomplir ses devoirs. Elle a demandé aux femmes et aux filles à saisir l’occasion pour développer leurs compétences.
À travers une démarche pratique, participative et axée sur le renforcement des compétences, les participants ont suivi une série d’animations et d’exposés sur le thème. Ils ont également suivi des activités sur le rôle des relais communautaires dans la prévention des différents types de violences entre autres : violence conjugale, violence domestique, violence économique.
Ils ont également été outillés sur les pratiques néfastes qui portent atteintes aux droits, à la dignité et à l’intégrité des femmes et des filles, comme les mutilations génitales féminines, le mariage précoce ou forcé.
Toujours afin de renforcer les compétences des participants, le formateur, Alassane Thiam a fait une présentation sur le cadre juridique. Et, à travers sa communication, il a expliqué que le cadre juridique est désigné comme l’ensemble des lois, règlements et conventions qui protègent les droits des femmes et des filles et permettent de prévenir et de sanctionner les violences et les pratiques néfastes. La plainte et les démarches à prendre ont été au sujet des discussions.
En renforçant les compétences des acteurs et des relais communautaires, il a été question de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) que la Mauritanie a ratifiée en 2000.




Par Aboubakrine SIDI
