Dans le cadre du programme de la prévention des violences faites aux femmes et de la promotion des droits des femmes et des défenseurs des droits humains (CVAW-WHRDs), l’ONG ADPDH a organisé le jeudi 8, vendredi 9 et samedi 10 une série d’activités entre autres des dialogues communautaires et un plaidoyer au niveau des communes de Djigueni et Ferreni dans la Moughataa de Djigeuni.
Cette rencontre a été l’occasion pour les populations et les autorités locales de discuter afin de trouver des solutions aux différentes formes de violences dont sont victimes les femmes et les filles.
Cette rencontre de deux jours vise à concevoir et à valider des indicateurs permettant de mieux cerner les difficultés rencontrées par les femmes et les filles et de porter leurs préoccupations auprès des décideurs.
À la cérémonie d’ouverture, les autorités administratives, communales et les notables ont exprimé leur soutien à cette initiative visant à renforcer la prévention et protection des droits de la femme et de la fille et à améliorer leurs conditions de vie.
Pour le coordinateur du programme ce projet répond notamment à la prévention et à la protection des droits humains.
Les ateliers organisés doivent servir à documenter les difficultés que rencontrent les femmes et les files pour alimenter le dialogue avec les autorités et à apprécier les engagements pris pour améliorer la qualité des services publics.
Accompagnement et renforcement des victimes de VBG
Au cours de cette activité, le point focal de l’ONG ADPDH à Djigueni en collaboration avec les cellules d’écoute a travers les séances de sensibilisation faites les relais communautaires ont pu identifier plusieurs dont 6 se sont déclarées et 4 parmi elles ont été appuyées par le projet. Elles ont reçu chacune d’elles 1640MRU pour l’achat de kits alimentaires et les 2 autres ont reçu le même montant comme participation de l’ONG ADPDH. Cette activité a été vivement appréciée par les autorités, les bénéficiaires et les populations.
Selon le maire, l’approche mise en place par le programme associe le suivi communautaire, pour un meilleur appui à la gestion participative dans la prévention et la protection des survivantes.
L’engagement de l’ONG ADPDH et des leaders communautaires dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) demeure indispensable.
Capitalisation pour améliorer les conditions d’accès aux services sociaux de base
Toujours dans le cadre du programme, une rencontre a été organisée dans le but d’améliorer les conditions d’accès aux services sociaux de base ainsi qu’au financement des femmes et des filles victimes des différentes formes de violences entre autres physiques, psychologiques, économiques, verbales….
”Nous avons initié un dialogue communautaire dont le but est de proposer aux décideurs publics et aux partenaires des mesures d’amélioration des conditions d’accès des femmes et filles aux services sociaux de base et au financement”, a déclaré le coordinateur.
Les travaux ont servi également de plaidoyer pour une implication des leaders religieux et des acteurs de la société civile évoluant dans les droits humains.
Et, il a ajouté : « Nous voulons, au terme de cette rencontre, avoir des mesures à proposer aux différents décideurs et partenaires pour les pousser à s’engager davantage en faveur de l’amélioration des conditions d’accès au financement et aux services sociaux de base des filles et des femmes ».
Pour éclairer le débat, les survivantes ont apprécié les formations et les mesures d’accompagnement de la part du partenaire et l’ONG. Elle a permis aux participantes d’apprendre des mesures de prévention et de protection mais efficaces pour se protéger en cas de danger, tout en renforçant leur confiance.
Aux dires d’une bénéficiaire, c’est une grande satisfaction d’avoir cet accompagnement. Elle indique que le projet vient à point nommé pour améliorer leurs conditions de vie. “Les femmes ont beaucoup de difficultés et sont victimes de plusieurs violences toutefois elles s’obligent souvent elles-mêmes à garder le silence. Et très souvent elles peinent à s’en sortir. On attendait vraiment ce projet” a-t-elle ajouté. Au sortir des travaux, les jeunes filles et les femmes ont eu l’appui.
Pour rappel, le programme est financé par l’Ambassade des Pays-Bas à Dakar (Sénégal). Et, exécuté par l’ADPDH.






Aboubakrine SIDI
