Le parti du Rassemblement National pour la Réforme et le Développement (Tawassoul) a organisé, ce mercredi 21 octobre 2026, des rassemblements de protestation simultanés à Nouakchott et dans les 15 capitales régionales de la Mauritanie, marquant ainsi le début de sa nouvelle saison politique sous le slogan des « Trois NON ».
Les dirigeants du parti ont déclaré que ces manifestations visaient à « rejeter les options de prolongation du mandat présidentiel, et de dénoncer la détérioration des conditions de vie des citoyens, du secteur de l’éducation, de la santé, les coupures récurrentes et prolongées de l’électricité et du recul des libertés dans le pays .
Les participants à ces rassemblements ont brandi des slogans tels que : « Non à un troisième mandat », « Non à la corruption et aux restrictions sur les libertés », et « Non à la hausse des prix et à la dégradation des services de base ».
Des dirigeants, des députés et des cadres du parti ont pris part aux rassemblements organisés dans les capitales régionales mauritaniennes.
Lors de leurs interventions, les responsables et chefs de section du parti ont exprimé leur opposition à toute modification constitutionnelle qui ouvrirait la voie à un troisième mandat. Ils ont également souligné que cette mobilisation sur le terrain visait à relayer les souffrances des citoyens et les pressions liées au coût de la vie, tout en réaffirmant leur attachement à l’alternance pacifique au pouvoir et à la lutte contre la corruption.
Le vice-président du parti, Ahmedou Ould M’Balla, a déclaré que le parti s’était mobilisé aujourd’hui mercredi devant les locaux administratifs de tous les chefs-lieux pour adresser un message clair au pouvoir, à son gouvernement et aux autorités administratives locales : la situation actuelle du pays est devenue insupportable.
« Le peuple mauritanien est aujourd’hui confronté à une dégradation des services publics, à une corruption généralisée, à des violations de la Constitution et à une restriction des libertés », a-t-il martelé. Et, il a souligné que les souffrances des citoyens s’aggravent aujourd’hui, qu’il s’agisse de la dégradation des secteurs de l’éducation et de la santé ou de la flambée des prix. Il s’est interrogé : « Est-il concevable qu’un pays de la taille de la Mauritanie, doté de telles richesses, connaisse un niveau de services aussi médiocre ? »
Précisant que le parti a pris position aujourd’hui pour déclarer, haut et fort : non à la prolongation des mandats, non aux restrictions des libertés et non à la dégradation des services publics.





Par Aboubakrine SIDI
