Prison pour femmes à Nouakchott : malnutrition, absence de soins médicaux et harcèlement

Le nombre de détenues de la prison pour femmes d’Arafat, à Nouakchott Sud a dépassé sa capacité d’accueil, selon les déclarations de l’Observatoire national des droits des femmes et des filles, rapporte le média local SAHARA MEDIAS dans sa livraison du lundi 27 octobre 2026.

et, la source d’ajouter qu’une ancienne détenue de cette même prison avait confirmé l’existence de cas de malnutrition, l’absence de soins médicaux, ainsi que des cas de harcèlement et de torture au sein de l’établissement.

L’Observatoire a estimé le nombre de détenues à environ cinquante, ce qui dépasse la capacité d’accueil d’environ 30 %, précisant que plus de 60 % d’entre elles sont en détention provisoire, tandis que les étrangères représentent environ 36 % de l’ensemble des détenues, comme il l’a constaté lors d’une visite effectuée ce dimanche à la prison.

L’Observatoire a commencé ses recommandations en appelant à réduire la surpopulation carcérale par l’agrandissement des établissements pénitentiaires réservés aux femmes, et à étudier les moyens de recourir à des mesures non privatives de liberté, en s’inspirant des Règles des Nations Unies relatives au traitement des détenues et aux mesures non privatives de liberté pour les délinquantes, connues sous le nom de « Règles de Bangkok ».

L’Observatoire s’est engagé à remettre un rapport détaillé sur les conclusions de la visite aux autorités compétentes, tout en affirmant sa volonté de les accompagner dans la mise en œuvre de ces recommandations.

Toujours selon le site Saraha médias, Warda Souleiman, militante des droits de l’homme et ancienne détenue de cette même prison, avait accusé l’établissement de s’être « transformé en un lieu où l’on pratique la prostitution et diverses formes de déviance sexuelle ».

Partagez sur :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *