Le Ministre des Affaires Economiques et du Développement a présenté une communication relative au programme de développement de la ville de Nouakchott II (juin 2026- octobre 2027).
La présente communication a pour objet de présenter le Programme de Développement de la Ville de Nouakchott II (Juin 2026 – Octobre 2027), élaboré sur instruction de Son Excellence le Président de la République M.Mohamed Cheikh El Ghazouani, conformément à son programme électoral « Mon ambition pour la Patrie ».
Le Programme de Développement de la Ville de Nouakchott II consolide et complète les acquis du premier programme tout en intégrant de nouvelles composantes. Il prévoit notamment la résorption du déficit en infrastructures éducatives, la mise à niveau des infrastructures hospitalières, l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’électricité, la restructuration du centre-ville de Nouakchott à travers la réalisation de ponts aux principaux points de congestion afin de fluidifier la mobilité urbaine, la réalisation d’études portant sur l’augmentation des capacités d’accueil des grands complexes sportifs, ainsi que le lancement des travaux d’aménagement des jardins maraîchers et de remblayage des mares d’eaux stagnantes, en vue de promouvoir un cadre de vie sain et attractif pour les habitants de la capitale.
Ce nouveau programme marque également un changement de paradigmes dans certains secteurs, en tenant compte du niveau des déficits restant à combler ainsi que de l’évolution des besoins et des exigences de développement de la ville de Nouakchott.
D’un coût global estimé à 11 589 690 283 MRU, le programme prévoit la réalisation d’un ensemble intégré d’investissements structurants répartis entre plusieurs secteurs prioritaires.
Composante 1 : Éducation–Montant estimé : 1 080 162 303 MRU (Total 510 SDC)
Elle comporte trois sous-composantes :
Sous-composante 1 : Renforcement des infrastructures scolaires :
• Construction de : 2 nouveaux lycées, 7 nouveaux collèges, 18 nouvelles écoles primaires, et de 170 salles de classe ;
• Réhabilitation de 5 établissements scolaires.
Sous-composantes 2 : Développement du préscolaire et inclusion :
• Construction de 6 jardins d’enfants ;
• Réhabilitation du Centre de l’Autisme du Ksar et du Centre de Formation Professionnelle d’El Mina.
Sous-composante 3 : Introduction de l’hébergement scolaire :
• Construction de 2 internats d’une capacité de 250 lits dans le Lycée d’Excellence 1, dont l’un pour les garçons et l’autre pour les filles.
Composante 2 : Santé– Montant estimé : 1 136 080 000 MRU
Cette composante vise à lever les goulots d’étranglement structurels en termes d’offre sanitaire dans la capitale, à travers :
• La construction d’une grande maternité de niveau III, de 3 centres modernes de dialyse de 30 lits chacun, d’un Centre National des Grands Brûlés et d’un Centre National de Santé Mentale et d’Addictologie.
• La création de 5 services modernes d’urgences hospitalières ;
• Le renforcement des services hospitaliers de réanimation.
Composante 3 : Accès à l’eau potable et assainissement– Montant estimé : 650 016 000 MRU
Elle comprend deux sous-composantes :
Sous-composante Eau potable :
• Mise en œuvre de 36 actions destinées à améliorer l’accès à l’eau potable ;
• Extension et raccordement de 379 kms de réseaux hydrauliques.
Sous-composante Assainissement :
• Extension et raccordement de 10 kms de réseaux d’assainissement ;
• Remblayage de 43 mares d’eaux stagnantes.
Composante 4 : Électricité et éclairage public–Montant estimé : 1 488 092 733 MRU
Cette composante vise à renforcer l’accès à l’électricité et à développer un éclairage public moderne dans les zones urbaines et périurbaines, à travers les actions suivantes :
• Construction et raccordement de 41 postes de distribution et de 14 postes de répartition ;
• Réhabilitation, renforcement et extension de 55 km de réseau 33 kV, de 267 km de réseau 15 kV et de 200 km de réseau basse tension ;
• Installation de 187 km de réseaux d’éclairage public.
Composante 5 : Ouvrages et voiries – Montant estimé : 3 800 000 000 MRU
Elle comprend deux sous-composantes :
Sous-composante Voiries urbaines–Montant estimé : 1 000 000 000 MRU
• Construction de 67 kms de voiries structurantes ;
• Connexion de la rocade périphérique au réseau urbain à travers 5 axes totalisant 6,5 kms ;
• Aménagement de plusieurs intersections stratégiques.
Sous-composante Ouvrages–Montant estimé : 2 800 000 000 MRU
• Réalisation de 5 ponts aux principaux points de congestion ;
• Réalisation d’espaces aménagés pour un montant de 120 millions MRU.
Composante 6 : Modernisation urbaine– Montant estimé : 3 192 339 247 MRU
Cette composante vise à moderniser et requalifier durablement le centre-ville de Nouakchott, à améliorer les espaces publics, à renforcer les infrastructures urbaines et à valoriser les zones vertes. Elle ambitionne d’améliorer le cadre de vie des populations et de renforcer l’attractivité urbaine de la capitale à travers les actions suivantes :
• Étude relative à la structuration du centre-ville de Nouakchott ;
• Étude et lancement des travaux d’aménagement des jardins maraîchers de Sebkha ;
• Étude et lancement des travaux d’aménagement des jardins maraîchers de Dar Naim ;
• Aménagement du Boulevard Cheikh Zayed ;
• Pavage des trottoirs de l’axe Attak El Kheir 1- El Bedil sur une longueur de 2 kms ;
• Aménagement d’une place publique à Teyarett (33 436 m²) ;
• Aménagement de l’esplanade située devant le Ministère des Affaires Économiques et l’Académie Diplomatique ;
• Construction de 4 aires d’abattage (Ksar, Hay Saken, Teyarett et El Mina) ;
• Construction d’une clinique vétérinaire à Toujounine.
Composante 7 : Jeunesse et sport–Montant estimé : 243 000 000 MRU
Elle comporte deux sous composantes :
Sous-composante jeunesse :
– Construction /réhabilitation de maisons de jeunes (Dar Naim, Teyarett, Arafat).
Sous-composante Sport :
– Construction de 24 terrains de proximité ;
– Mise à niveau des stades : olympique, Arafat, Mellah et Ryadh ;
– Etude et mobilisation de financements pour la construction d’un complexe olympique de 25.000 places à Nouakchott ;
– Etude pour l’extension du stade olympique en vue d’augmenter la capacité d’accueil de 25.000 places ;
– Construction d’un hippodrome à Nouakchott.
Le programme de développement de Nouakchott II devrait être lancé en août 2026 et les travaux dureront 16 mois.
Le Ministre des Finances a présenté une communication relative au Document de la Programmation Budgétaire à Moyen Terme (DPBMT)2027-2029.
Le Document de Programmation Budgétaire à Moyen Terme (DPBMT) 2027-2029 constitue le cadre de référence de la programmation pluriannuelle des finances publiques. Élaboré conformément à la Loi Organique relative aux Lois de Finances (LOLF) n°2026-019 du 1er juin 2026 et à son décret d’application n°2026-090 du 3 juin 2026, il met en œuvre la nouvelle règle budgétaire fondée sur le solde primaire non extractif, désormais retenu comme principal ancrage de la politique budgétaire afin de préserver la soutenabilité des finances publiques et de limiter la dépendance aux recettes issues des ressources extractives.
Ce document traduit l’engagement du Gouvernement à mettre en œuvre la politique générale inspirée du programme du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, « Mon Ambition pour la Patrie », en cohérence avec les orientations de la Stratégie de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée (SCAPP 2016-2030).
Les perspectives macroéconomiques reposent sur une croissance réelle du PIB de 5,5 % en 2026, 5,0 % en 2027, 4,2 % en 2028 et 3,6 % en 2029, tandis que l’inflation demeurerait maîtrisée autour de 3,5 % sur l’ensemble de la période.
Les recettes totales et dons progresseraient de 139,42 milliards MRU en 2026 à 179,29 milliards MRU en 2029, sous l’effet du renforcement continu de la mobilisation des recettes fiscales, dont le montant passerait de 93,72 milliards MRU à 127,22 milliards MRU. Les recettes extractives atteindraient 39,99 milliards MRU en 2029, tandis que les dons poursuivraient leur diminution progressive, traduisant le renforcement de l’autonomie financière de l’État.
Les dépenses totales et prêts nets évolueraient de 140,18 milliards MRU en 2026 à 168,94 milliards MRU en 2029. Cette progression résulterait principalement de l’accroissement des dépenses d’investissement, qui passeraient de 57,98 milliards MRU en 2026 à 83,55 milliards MRU en 2029, alors que les dépenses courantes demeureraient globalement maîtrisées, s’établissant à 85,39 milliards MRU en 2029.
Le DPBMT 2027-2029 traduit ainsi la volonté du Gouvernement de concilier discipline budgétaire, soutenabilité des finances publiques, stabilité macroéconomique et accélération du développement économique et social.
Avec AMI
