La coalition des Forces du Salut a organisé, jeudi 16 juillet 2026, dans les locaux du parti EL OUMARANE, à Nouakchott, une conférence de presse au cours de laquelle, elle a annoncé son boycott des initiatives du dialogue politique national. L’annonce a été faite par le président en exercice de cette coalition, M. Yacoub Ould Lemrabott dans son discours d’ouverture.
« Nous membres de la coalition des Forces du Salut, avons décidé de boycotter le dialogue politique qui se dessine , parce que les conditions actuelles ne sont pas favorables ». Les mots sont du Président de la Coalition des FS, Yacoub Ould Lemrabott.
« Au demeurant, la situation actuelle dans laquelle se trouve le pays n’est pas propice pour la tenue d’un dialogue : la Mauritanie connait un certain nombre de crises entre autres, la flambée des prix des denrées de grande consommation et des carburants, la pénurie de l’eau dans certains coins du pays, les coupures récurrentes et prolongées d’électricité, la mauvaise qualité des soins au niveau de certains centres hospitaliers, la limitation des libertés, …… ».
S’exprimant à cette occasion, le Député Khali Mamadou Diallo, a évoqué le cas des deux députées de l’opposition empêchées d’accéder à l’assemblée nationale, l’expropriation des terres des citoyens, le non-respect des rapports de la Cour des comptes sur les présumés cas de mauvaise gestion financières et de dilapidation des deniers publics. Il a également qualifié de nuls les résultats des dialogues précédents et du pacte républicain signé il y a deux ans entre les partis de l’opposition et le ministère de l’intérieur.
Pour le Député Mohamed Lemine Sidi Maouloud, un dialogue doit se tenir sur des bases solides et saines. « La sincérité du dialogue politique garantie des résultats crédibles et concrets », dit-il. Et, il a ajouté que c’est le passé qui va se répéter, il est intéressant de ne pas perdre du temps.
Quant au parlementaire, M. Mohamed Bouya Ould Cheikh Mohamed Fadel, un dialogue avec « un faux départ » ne réussira pas. Selon ses termes, « un dialogue doit réunir toutes les forces politiques, discuter de tous les problèmes du pays et proposer des solutions qui seront appliquées ». Mais, dit-il, un dialogue qui ne touche pas les vrais problèmes dont souffrent les citoyens et le pays n’ira pas loin.
D’autres membres des Forces du Salut ont dans leurs interventions soulignées que les discussions préparatoires du dialogue avaient commencé dans un climat chargé de doutes, de méfiance et de fractures politiques.
Toujours selon les intervenants, l’objectif du dialogue doit être de discuter des questions économiques, sociales, sécuritaires et politiques dans une logique d’écoute et de recherche de consensus.
Ont assisté à la conférence les membres de la Coalition des Forces du Salut et leurs militants.
Par Aboubakrine Ould SIDI
