S’exprimant au cours d’une rencontre avec la presse organisée, samedi 18 juillet 2026, dans un réceptif hôtelier à Nouakchott, M. Youssouf Sylla a affirmé dans son intervention justifiée par sa décision de défendre l’image de la République Islamique de Mauritanie.
Selon ses propos, des cas jugés d’injustes dans certaines actes judiciaires portent atteinte à la l’image et la réputation du pays.
Dans l’introduction de son intervention, il est revenu sur un différend qui oppose un groupe d’hommes d’affaires mauritaniens à une société portugaise autour de l’acquisition d’un bateau de pêche : « Castelinos Mar ».
Précisant qu’un contrat avait été signé en 2012 pour l’acquisition d’un bateau de navire pour montant de 200 000 euros. Le contrat précise qu’un premier versement de 100 000 euros devait être fait par l’acquéreur mauritanien au moment de la livraison, suivi de quatre échéances de 25 000 euros.
Avec les documents, il a noté qu’en 2017, les autorités portugaises avaient officiellement autorisé la vente du bateau. Affirmant que les acquéreurs mauritaniens avaient réceptionné le navire sans respecter leurs engagements relatifs aux versements des montants financiers.
Selon les documents présentés : les dossiers du bateau auraient été falsifiés. Le Castelinos Mar, construit en France en 1982 à Boulogne-sur-Mer et immatriculé au Portugal en 1988, apparaîtrait dans de nouveaux documents comme « construit en Espagne » avec une attestation établie à Madrid qui n’est pas une ville maritime, une fantaisie relevée par les observateurs.
Youssouf Sylla a également contesté les informations figurant sur les documents présentés en Mauritanie. Il soutient que le bateau n’a pas été construit en 2008, comme cela aurait été déclaré, par KP Pêche, mais en 1982 à Boulogne-sur-Mer (France), avant d’être immatriculé au Portugal en 1988. Il a également dénoncé la mention d’une prétendue délivrance de la jauge du navire à Madrid, estimant cette information incohérente puisqu’il n’existe pas de port maritime dans cette ville. Par ailleurs, il a noté que le bateau avait finalement été retrouvé grâce à des copies de documents obtenues auprès du ministère de la Pêche, ce qui aurait permis son identification.
Selon lui, des cas d’irrégularités auraient permis aux acquéreurs de conserver le bateau sans honorer leurs obligations, tandis que le navire se dégradait progressivement.
Phase de réparation
Le bateau, devenu épave et rebaptisé KEMANE 607/DMM, est envoyé au Portugal pour réparation. M. Vasco Louro obtient une procuration de 2 mois à partir du 16 juin 2023. La réparation fut effectuée pour une facture : plus de 100 000 euros qui n’a pas été payée. Et, à son retour en Mauritanie, M. Vasco Louro a été interpellé et condamné à 2 ans de prison. Pour obtenir une liberté provisoire, il versa une caution de 80 millions d’ouguiyas, accentuée d’une interdiction de quitter le territoire mauritanien.
Lors d’une demande d’évacuation pour se soigner Maroc, il est à nouveau bloqué et accusé de tentative de fuite alors qu’il s’était présenté avec son passeport aux services compétents.
Après quelques mois, il a été libéré et il se rend au Portugal et ramena le bateau, qu’il remet à l’acquéreur. Face à cette situation, ni le montant de la facture de réparation, ni la caution, ni les frais annexes estimé à 150 Millions d’ouguiyas n’ont été remboursés.
M. Sylla, s’est interrogé sur les suites de cette affaire, estimant que la restitution du bateau devait s’accompagner du remboursement de la caution versée ainsi que du paiement des frais de réparation engagés au Portugal. Alors , selon lui, aucune de ces obligations n’aurait été respectée. Il a également dénoncé une décision judiciaire ayant permis la remise du bateau sans règlement préalable des frais de réparation.
Et, M. Sylla, de dire que « la justice doit protéger les victimes et non favoriser ceux qui commettent des actes condamnables ». Il a précisé que cette situation de « déshonorante » pour la Mauritanie et nuisible à son image.
Le Député, Youssouf Sylla dira que « la justice reste indépendante et fasse son travail ».
Pour lui, il y va « de l’intérêt suprême du pays et de son image face aux investisseurs ». Il appelle pour un jugement rapide, équitable et conforme aux procédures, afin de tourner la page de l’affaire Vasco et restaurer la confiance.
Au terme de cette rencontre, il a dit que son intervention n’avait pas pour but de faire de cette affaire une page politique, ni de se substituer aux avocats.
» Je veux tout simplement attirer l’attention de l’opinion publique sur une situation que je juge préoccupante pour la place qu’occupe le pays », note M.Sylla.
« Cette affaire ne devait pas être imputée aux plus hautes autorités de l’État, estimant que le président de la République n’avait aucun lien avec ce dossier », dit-il. Il a signalé qu’il s’agit purement et simplement d’une affaire relevant de la justice
