Lutte contre le travail des enfants : SOS Esclaves et FTS organisent un atelier sur ce phénomène en Mauritanie (PHOTOS)

Par Aboubakrine SIDI

L’Organisation SOS Esclaves en partenariat avec FREE the Slaves (FTS) a organisé, mardi 28 juillet 2026, dans un réceptif hôtelier à Nouakchott, un atelier de formation sur le travail des enfants. « Comprendre, prévenir et lutter contre le travail des enfants », tel est le thème de cette formation organisée au profit d’un groupe d’acteurs, de cadres et de militants œuvrant en matière des droits de l’homme.

Ont pris part au lancement de cet atelier, Youba Moussat, DGA à la direction du travail au ministère de la fonction publique, N’Diaye Diégane Sy, directeur adjoint à la promotion des droits de l’homme au CDHAHRSC, Mme Lalla Sidi Mahmoud Cheffe service à l’instance nationale contre la traite des personnes et le trafic des migrants. Des personnalités et des acteurs de la société également présents.

Dans un discours prononcé à cette occasion, le président de SOS Esclaves nouvellement élu , M. Mohamed Ould M’Bareck a rappelé les objectifs de son organisation tout en saluant la mémoire de Feu Boubacar Messaoud . Il a affirmé qu’avec la participation de toute l’équipe de l’ONG et de ses partenaires, le travail entamé par Feu Boubacar Ould Messaoud, son fondateur sera poursuivi. « La méthodologie et le processus de SOS Esclaves resteront », a-t-il dit.

Il a salué la parfaite collaboration des autorités publiques et de l’ensemble de ses partenaires en général et FTS en particulier. Et, le président de SOS Esclaves d’apprécier la présence de Mme Aminetou Mint Mokhtar, présidente de l’AFCF. Il a rappelé dans ses propos ses liens avec Feu Boubacar Messaoud et le combat qu’elle menait à ses côtés. Ensemble nous travaillerons pour soulever tous les défis dans le but de la protection de l’enfant et son bien-être.

Cet atelier qui réunit les acteurs de la lutte contre le travail des enfants et des droits de l’homme constitue donc un pan de la stratégie de vulgarisation entreprise par SOS Esclaves, conclut-il.

M. Dame Bâ, représentant de FTS en Mauritanie , a dans son mot rappelé l’importance du thème de cet atelier. Il a souligné que le droits des enfants doivent être conservés et les enfants protégés contre tous les fléaux. Car, dit-il, le travail des enfants est une question qui interpelle les autorités et les acteurs des droits de l’homme. M. Bâ a apprécié le travail fait dans ce sens par les autorités mauritaniennes et des ONG .

 »Le travail des enfants est l’une des formes les plus répandues et les plus intolérables d’atteinte aux droits des enfants, a dit Mme Amintou Mint Mokhtar. Elle a signalé certaines causes de ce phénomène entre autres le fait que beaucoup d’enfants n’ont des pièces d’Etat-civil et la présence d’enfants migrants.  Pour Aminetou Mint Mokhtar, un système de veille, d’alerte précoce, d’intervention et de décision dans le cadre de la lutte contre les pires formes de travail des enfants doit être mis en place.

Quant à Mme Lalla Sidi Mahmoud, Cheffe service à l’Instance nationale de lutte contre la traite des personnes et le trafic des migrants, a par ailleurs profité de cette rencontre pour rappeler que les autorités œuvrent inlassablement dans la lutte contre les violences des droits humains. « C’est avec les campagnes de sensibilisation, les ateliers et les formations que les messages pourront être véhiculés pour lutter contre toutes les formes de violation des droits de l’homme », explique-t-elle.

« Le travail de l’enfant ne le prive pas de ses droits fondamentaux », ajoute Lalla Sidi Mahmoud. Poursuivant que l’enfant doit bénéficier de l’éducation, de la santé, de la sécurité et de la protection contre tous les dangers afin qu’il puisse être en bonne forme.   « Grâce à l’appui de l’état des avancées considérables ont été constatées dans la lutte contre le travail des enfants », conclut-elle.

Après les discours, les experts et animateurs ont distribué aux participants des documents d’évaluation afin de collecter des informations sur la lutte contre le travail des enfants. Cette étape a été suivie par la présentation des objectifs généraux et spécifiques de la formation.  

Ensuite, au cours d’une discussion en plénière, ils ont abordé la définition des expressions et concepts suivants : « le travail des enfants ; travail léger et pires formes ».  

Puis, à travers des communications, des études de cas pour identifier les pires formes de travail des enfants ont été présentées. Par la suite, l’objectif : Savoir qualifier les situations concrètes rencontrées sur le terrain à l’aide du cadre juridique a été présenté aux participants.

Et, enfin, une série d’activités a été au programme : les leviers d’action : Education et droit du travail ; analyse des incohérences et les failles su système de protection.

Dans son mot de clôture, le président a rappelé que ce programme de formation a pour objectif d’approfondir la compréhension des participants des différents instruments dans la lutte contre le travail des enfants. Il vise aussi à les sensibiliser sur ce phénomène en Mauritanie.

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