l’ONG ADPDH a organisé le samedi 10 et dimanche 11 octobre des activités entre autres des dialogues communautaires et un plaidoyer au niveau de la commune de Férreni au niveau de la moughataa de Djigueni dans le cadre du programme de la prévention des violences faites aux femmes et de la promotion des droits des femmes et des défenseurs des droits humains (CVAW-WHRDs),
Il s’agit du programme financé par l’Ambassade des Pays-Bas à Dakar (Sénégal). Et, réalisé par l’ADPDH.
Ces activités ont été l’occasion pour les populations et les autorités locales de discuter afin de trouver des solutions aux différentes formes de violences dont sont victimes les femmes et les filles.
La rencontre de deux jours avait pour objectif de concevoir et de valider des indicateurs permettant de mieux cerner les difficultés rencontrées par les femmes et les filles et de porter leurs préoccupations auprès des décideurs.
Lors de la cérémonie d’ouverture, les autorités administratives, communales et les notables ont exprimé leur soutien à cette initiative visant à renforcer la prévention et protection des droits de la femme et de la fille et à améliorer leurs conditions de vie.
Selon le coordinateur du programme ce projet répond notamment à la prévention et à la protection des droits humains.
Les assises organisées ont servi à documenter les difficultés que rencontrent les femmes et les files pour alimenter le dialogue avec les autorités et à apprécier les engagements pris pour améliorer la qualité des services publics.
Accompagner et renforcer les victimes de VBG
Au cours des rencontres, le point focal de l’ONG ADPDH à Férreni en collaboration avec les cellules d’écoute à travers les séances de sensibilisation faites les relais communautaires ont pu identifier plusieurs victimes dont 6 se sont déclarées et 4 parmi elles ont été appuyées par le projet. Chacune d’elles a reçu un montant de 1640MRU pour l’achat de kits alimentaires et les 2 autres ont reçu le même montant comme participation de l’ONG ADPDH.
Pour le maire, l’approche ADPDH mise en place par le programme associe le suivi communautaire, pour un meilleur appui à la gestion participative dans la prévention et la protection des survivantes.
L’engagement de l’ONG ADPDH et des leaders communautaires dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) demeure indispensable.
Accompagnement des cellules
Dans le cadre de la coordination des activités, 5 cellules de 8 femmes en contact direct avec les survivantes ont été mises en place par l’ONG. Et, elles ont perçu un soutien financier afin qu’elles puissent accomplir leur travail. Selon le coordinateur, les cellules joueront un rôle.
Capitaliser pour améliorer les conditions d’accès aux services sociaux de base
Toujours dans le cadre du programme, une rencontre a été organisée dans le but d’améliorer les conditions d’accès aux services sociaux de base ainsi qu’au financement des femmes et des filles victimes des différentes formes de violences entre autres physiques, psychologiques, économiques, verbales….
”Un dialogue communautaire dont le but est de proposer aux décideurs publics et aux partenaires des mesures d’amélioration des conditions d’accès des femmes et filles aux services sociaux de base et au financement a été initié”, précise le coordinateur.
Les travaux ont servi également de plaidoyer pour une implication des leaders religieux et des acteurs de la société civile évoluant dans les droits humains.
Pour éclairer le débat, les survivantes ont apprécié les formations et les mesures d’accompagnement de la part du partenaire et l’ONG. Les formations ont permis aux participantes d’apprendre des mesures de prévention et de protection mais efficaces.
Selon le point focal, à la fin des travaux, les jeunes filles et les femmes ont eu l’appui financier.





Aboubakrine SIDI
