L’Association pour le développement et la promotion des droits humains (ADPDH), a organisé, mercredi 12 août 2026, à Djigueni ( Hodh Chargui ) un atelier de formation sur le renforcement des capacités d’un groupe de 25 relais et leaders communautaires et religieux dans le domaine des droits de la femme.
Cette activité s’inscrit dans le programme de prévention des violences faites aux femmes et de la promotion des droits de la femme et des défenseurs des droits humains (CVAW-WHRDs), Ce projet d’une durée de quatre mois est financé par l’Ambassade du Royaume des Bas-Bas basée à Dakar (Sénégal).
Ont pris part à l’ouverture de l’atelier, M. Cheikhani Ould Dah, adjoint au maire de Djieuni, Mohamed Kankou, secrétaire général de la Moughataa, Cherif El Mokhtar Ould Moulaye Abdallah, responsable du département des affaires islamiques et de l’enseignement originel et Zeinabou Mint Cheikh, vice-présidente de l’ADPDH. Plusieurs personnalités et acteurs de la société civile étaient également présents.
Les autorités présentes ont souligné dans leurs interventions que cette formation s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par cette association pour renforcer les capacités des acteurs locaux engagés dans la promotion et la protection des droits humains en général et ceux de la femme en particulier.
Les organisations de la société civile constituent des partenaires essentiels dans la diffusion de la culture des droits humains, selon leurs propos. Et, les responsables de préciser que c’est À travers leurs actions de sensibilisation, de prévention des violations, d’accompagnement des victimes et de promotion de la cohésion sociale, elles contribuent activement à la consolidation de l’État de droit et au respect de la dignité humaine au sein des communautés.
A l’entame de son propos, Mme Zeinebou Mint Cheikh, vice-présidente de l’ADPDH, a rappelé que l’objectif est de cette rencontre est de contribuer à créer un environnement dans lequel chaque femme et chaque fille puisse vivre dans la dignité, la sécurité et le respect de ses droits, et dans lequel les personnes qui défendent ces droits puissent également exercer leur rôle dans un environnement protecteur.
Elle a indiqué que ce projet repose sur la prévention des violences commence par l’information, le dialogue, l’écoute et la mobilisation de toute la communauté.
« A cette occasion, nous allons travailler avec les femmes, les hommes, les jeunes, les leaders religieux et communautaires, les autorités locales, les organisations de la société civile et les différents acteurs concernés », a-t-il déclaré. À travers les activités prévues, nous chercherons notamment à :
- Renforcer la sensibilisation des communautés sur les droits des femmes et des filles ;
- Améliorer la compréhension des différentes formes de violences et de leurs conséquences ;
- Encourager la prévention des violences au sein des familles et de la communauté ;
- Renforcer les capacités des femmes et des défenseures des droits humains ;
- Favoriser l’écoute, l’orientation et la référence des personnes victimes ou exposées aux violences ;
- Promouvoir un environnement favorable à la participation des femmes dans la vie communautaire ;
- Renforcer le dialogue entre les communautés, les autorités et les acteurs de protection
- Sensibiliser les hommes, les jeunes et les leaders communautaires sur leur rôle dans la prévention des violences.
Et, la vice-présidente d’ajouter qu’elles utiliseront également la sensibilisation communautaire et la radio communautaire comme moyens importants pour toucher un plus grand nombre de personnes et favoriser un dialogue ouvert sur ces questions.
Au terme de son mot, elle a exhorté les autorités administratives, communales et les leaders religieux et communautaires de contribuer à la réussite de cette formation qui sera suivie d’une campagne de sensibilisation sur les droits de la femme et la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles.
Au cours des travaux, les participants ont approfondi leurs connaissances sur les notions fondamentales des droits de la femme, les différentes formes de violences dont sont victimes les filles et les femmes, les mécanismes de protection des droits humains.
Les participantes ont suivi des présentations et des projections présentées par le Formateur M.Alassane THIAM, sur les avantages des droits de la femme et de la fille d’une part et des exposés sur des exemples de violences faites aux femmes. Elles ont également participé à des ateliers et des débats sur l’importance de la préservation des droits de la femme.
Tout au long de cet atelier, M.THIAM a apporté des explications et des réponses aux questions posées par les participantes. Le thème suivant : informer, prévenir et protéger pour une société sans violence » , était au centre de la formation. Le formateur a parlé de façon très simplifiée du « Cadre juridique et réglementaire de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles.
Une attention particulière a également été accordée à la question de l’accès à la justice, considéré comme un levier essentiel pour garantir l’effectivité des droits fondamentaux et lutter contre toutes les formes de discrimination, d’exclusion et d’injustice.
Au moment de l’évaluation et des mots de la fin, les participantes ont reconnu que cette journée répondait à un besoin réel et que l’ADPDH a pu y répondre en organisant cet atelier. C’est une première. En fait, le souhait exprimé également est de poursuivre ces formations autour d’autres thèmes en approfondissant les différents concepts pour s’approprier des outils qui leur permettront d’intervenir dans leur milieu de travail. Globalement, cette journée a été accueillie par les participantes avec enthousiasme, dynamisme et les interactions ont été très constructives, précise Mme Zahra Khatar, point focal de Djigueni.
Précisons que 21 villages et localités relevant de la commune de Djigueni seront touchés par la campagne de sensibilisation qui sera lancée après la formation.
À travers cette série d’activités, l’ADPDH réaffirme son engagement en faveur du renforcement des capacités des acteurs de la société civile et de la promotion d’une culture des droits humains à l’échelle nationale, contribuant ainsi à l’édification d’une société plus juste, inclusive et respectueuse des libertés fondamentales.
Pour rappel, la représentante de l’ONG ADPDH a adressé ses vifs remerciements aux autorités et à son partenaire pour avoir financé ce projet.
Par Aboubakrine SIDI




